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La Triumph Tiger Sport 660 et la BMW F 900 R face au lac de Serre-Ponçon, au col de Pontis

Alpes Aventure Motofestival — y aller à moto depuis Grenoble

481 km 2 jours 8 cols 11 169 m de D+ Départ Grenoble Roulé les 4 et 5 septembre 2026

Nous y sommes allés. Deux jours, 481 kilomètres et huit cols entre Grenoble et Barcelonnette, relevés au guidon les 4 et 5 septembre 2026 : le Parquetout et le Noyer à l'aller, une nuit dans le Champsaur, Serre-Ponçon et le col de Pontis au petit matin, le salon en fin de matinée, puis un retour par Vars, l'Izoard, le Lautaret et le Luitel. Voici le récit, les photos et la trace exacte, pour que vous puissiez la refaire l'an prochain.

🏍️ L'Alpes Aventure Motofestival revient en septembre. Le plus grand rendez-vous français du voyage à moto se tient chaque année à Barcelonnette, au parc de la Sapinière, sur trois jours. Entrée libre, une centaine d'exposants, essais sur les routes de l'Ubaye et roadbook offert à l'accueil. Les dates de la prochaine édition sont annoncées sur le site du festival — notre compte rendu plus bas.

La carte du parcours

Fond de carte © IGN · Géoplateforme. Tracé relevé au guidon les 4 et 5 septembre 2026, cols recoupés avec OpenStreetMap. Vérifiez l'ouverture des cols avant de partir.

L'itinéraire de ce road trip moto dans les Alpes, étape par étape

Jour 1Grenoble → le Champsaur par le Parquetout et le col du Noyer165 km3 h 43
  • Grenoble — Grésivaudan15 h 45
  • Laffrey — Route Napoléon+47 km
  • Valbonnais+31 km
  • Col de Parquetout, 1 398 m+9 km
  • Corps — barrage du Sautet+14 km
  • Col du Noyer, 1 664 m+31 km
  • Poligny — Champsaur+10 km
  • Saint-Jean-Saint-Nicolas — camping des Six Stations+22 km

Ce que la journée donne

  • Les lacs de Laffrey, premier arrêt à la sortie de la montée de Vizille, avec la chaîne de Belledonne en face.
  • Le col de Parquetout (1 398 m) : une route à une voie en lacets serrés au-dessus du Valbonnais, à rouler tranquillement.
  • Le barrage du Sautet, son pont-arc au-dessus des gorges du Drac et l'espace d'information EDF, à Corps.
  • Le col du Noyer (1 664 m), 4 637 m de dénivelé positif accumulés dans la journée, et une descente en balcon taillée dans la falaise, face aux barres calcaires du Dévoluy.

L'étape du soir

  • Nuit au camping des Six Stations, à Saint-Jean-Saint-Nicolas, au fond du Champsaur. L'étape est à 165 km du départ et à 83 km de Barcelonnette, ce qui laisse une matinée tranquille le lendemain. Nous y sommes arrivés à 19 h 28, par 26 °C. Nous avons une page dédiée à cette étape.
Jour 2Le Champsaur → Barcelonnette, retour par Vars, l'Izoard et le Lautaret316 km7 h 54
  • Saint-Jean-Saint-Nicolas — départ8 h 45
  • Col de Pontis, 1 301 m — balcon de Serre-Ponçon+49 km
  • Barcelonnette — parc de la Sapinière+34 km
  • Jausiers+9 km
  • Saint-Paul-sur-Ubaye — déjeuner+9 km
  • Col de Vars, 2 109 m+15 km
  • Guillestre+19 km
  • Col de la Platrière, 2 215 m+28 km
  • Col d'Izoard, 2 361 m+3 km
  • Briançon+18 km
  • Col du Lautaret, 2 058 m+30 km
  • La Grave — face à la Meije+11 km
  • Le Bourg-d'Oisans+29 km
  • Col Luitel, 1 262 m+34 km
  • Grenoble — Grésivaudan, 19 h 21+29 km

Ce que la journée donne

  • Le col de Pontis et son balcon sur le lac de Serre-Ponçon, à faire tôt : au petit matin l'eau est turquoise et la route est vide.
  • Barcelonnette, ses villas mexicaines bâties au retour des émigrés de la vallée, et le parc de la Sapinière au bout de l'avenue de la Libération.
  • Quatre cols de plus de 2 000 mètres dans l'après-midi : Vars, la Platrière, l'Izoard et sa Casse Déserte, puis le Lautaret.
  • La face nord de la Meije depuis La Grave, au bord de la D 1091, à 1 480 m.
  • 6 532 m de dénivelé positif sur la journée, et un dernier col, le Luitel, à quarante minutes de l'arrivée.

Sur le week-end du Motofestival

  • Le salon est à mi-parcours de la journée, au bout de l'avenue de la Libération. Entrée libre de 9 h à 18 h, roadbook offert à l'accueil, et les essais partent du parc sur les routes de l'Ubaye : chacun y passe le temps qu'il veut.

Deux jours, deux motos et huit cols

Jour 1 — de Grenoble au Champsaur, 165 km et deux cols

Départ du Grésivaudan à 15 h 45, sous 34 °C. C'est tard pour une première journée, et c'est assumé : la lumière de fin d'après-midi vaut mieux que la chaleur de midi, et les 165 kilomètres de l'étape se font sans forcer. Deux motos, une BMW F 900 R et une Triumph Tiger Sport 660, toutes deux bridables A2, avec le top-case pour la nuit.

La N85 est vite quittée. Après la montée de Vizille et le plateau matheysin, la première halte tombe au bord du lac de Laffrey, sous les grands pins, à 47 kilomètres. L'eau est plate, personne. La suite descend sur La Mure et bascule dans le Valbonnais par des routes de campagne, entre les champs de maïs, avec l'Obiou qui grandit au fond.

Deux motos garées sous les pins au bord du lac de Laffrey
Premier arrêt au bord du lac de Laffrey, sous les grands pins.
Moto et pilote sur une route de campagne du plateau matheysin
Les routes de la Matheysine, entre les champs, avant la bascule sur le Valbonnais.

Le col de Parquetout arrive au kilomètre 88 — la boucle Alpes–Piémont le franchit elle aussi. C'est une route à une voie, sans marquage, qui monte en lacets serrés dans la forêt puis débouche sur des croupes herbeuses dorées par la fin d'été. On y roule au pas, on s'arrête sans raison particulière, sinon qu'à 1 398 mètres le silence est complet et que l'Obiou est juste en face. Il y fait 26 °C, huit de moins qu'au départ.

Deux motos sur le replat herbeux du col de Parquetout
Le replat du col de Parquetout, 1 398 m.
Motos garées face à l'Obiou depuis le col de Parquetout
L'Obiou en face, la pointe qui ferme le Trièves au sud.

La descente rejoint la Route Napoléon au barrage du Sautet, à Corps. On y traverse le pont-arc jeté au-dessus des gorges du Drac, cent mètres de vide sous les roues, avec le cube bleu de l'espace d'information EDF sur la rive. Quatre cents mètres plus loin, un belvédère aménagé, une croix, une barrière de bois : arrêt obligé, l'Obiou et les aiguilles du Dévoluy sont alignés dans l'axe.

Moto sur le pont du barrage du Sautet au-dessus des gorges du Drac
Le pont du Sautet, au-dessus des gorges du Drac, juste avant Corps.
Deux motos au belvédère à la croix, face aux aiguilles du Dévoluy
Le belvédère à la croix, face aux aiguilles du Dévoluy.
Pilote sur sa moto au belvédère, face aux montagnes du Dévoluy
Il reste trente kilomètres et un col avant le Champsaur.

Puis vient le col du Noyer, et c'est lui qu'on retient de la journée. La montée depuis le nord suit une gorge étroite, la route accrochée à la paroi, sans parapet par endroits. Au sommet, à 1 664 mètres, il fait 24 °C et le soleil est déjà bas : les crêtes passent à l'orange, la vallée en dessous est dans l'ombre. C'est le moment de la journée où l'on comprend pourquoi on est parti à 15 h 45 plutôt qu'à 9 h.

Moto sur la route en corniche des gorges, sous le col du Noyer
La montée du Noyer par la gorge, route à flanc de paroi.
Moto au sommet du col du Noyer dans la lumière rasante du soir
Au sommet du col du Noyer, 1 664 m, dans la lumière du soir.

La descente sur le Champsaur est spectaculaire et se mérite : une succession de lacets taillés dans la falaise, avec le plateau qui s'ouvre trois cents mètres plus bas. Le bitume porte encore les marques du passage du Tour, pois rouges et « HAUTES-ALPES ♥ LE VÉLO » peints en travers de la chaussée.

Les lacets de la descente du col du Noyer vus d'en haut
Les lacets de la descente sur le Champsaur, vus depuis le haut.
Moto sur la chaussée peinte HAUTES-ALPES LE VÉLO au col du Noyer
La chaussée peinte, souvenir du passage du Tour.

En bas, à Poligny, un troupeau occupe toute la rue du village et descend vers l'étable ; on coupe les moteurs et on attend. Plein d'essence au Champsaur, et arrivée au camping des Six Stations à 19 h 28, à 26 °C. 165 kilomètres, 4 637 mètres de dénivelé positif, deux cols.

Troupeau de vaches traversant la rue du village de Poligny
À Poligny, le troupeau a la priorité.
Motos à la station-service du Champsaur
Le plein avant l'étape : c'est la dernière station avant Barcelonnette.

Jour 2 — Serre-Ponçon, le salon, puis quatre cols pour rentrer

Réveil à 15 °C sous les mélèzes, les motos devant les chalets. Départ à 8 h 45, en manches longues et doublure : la journée s'annonce longue, 316 kilomètres et six cols, dont quatre au-dessus de 2 000 mètres.

Les deux motos garées devant les chalets du camping des Six Stations au petit matin
Le camping des Six Stations, à Saint-Jean-Saint-Nicolas, au réveil.

La descente du Champsaur sur Chorges puis la rive sud du lac amène au col de Pontis, à 49 kilomètres, par 18 °C. C'est un petit col de 1 301 mètres que personne ne cite, et pourtant c'est le plus beau balcon du parcours : la D 954 sort de la forêt sur un replat de gravier, et le lac de Serre-Ponçon est là, en dessous, d'un turquoise qui paraît faux, avec le pic de Morgon en face et le viaduc de Chanteloube posé sur l'eau.

Deux motos garées face au lac de Serre-Ponçon au petit matin
Le premier arrêt face au lac de Serre-Ponçon.
Le lac de Serre-Ponçon et le pic de Morgon depuis la route du col de Pontis
Le lac et le pic de Morgon, depuis la montée du col de Pontis.
Deux motos garées dans un virage dominant le lac de Serre-Ponçon
Au-dessus du lac, dans un virage de la D 954.
Triumph Tiger Sport garée face au lac de Serre-Ponçon
La Tiger Sport 660 dans la descente du col de Pontis.
Pilote sur sa BMW F 900 R face au lac de Serre-Ponçon
Dernier regard sur le lac avant d'entrer dans l'Ubaye.

La vallée de l'Ubaye se remonte ensuite le long de la rivière, et l'on croise à Saint-Pons, juste avant Barcelonnette, un vieil avion de transport posé au milieu d'un terrain, hélices et fuselage argenté au soleil. On s'arrête, forcément.

Vieil avion de transport posé en bord de route à Saint-Pons, dans l'Ubaye
L'avion de Saint-Pons, à deux kilomètres de Barcelonnette.
Pilote posant devant l'avion de Saint-Pons
Une halte de dix minutes en arrivant dans l'Ubaye.

Barcelonnette à 10 h 26, 83 kilomètres au compteur, 21 °C. La ville est pavoisée pour le festival, les rues piétonnes tendues de fanions, le clocher de l'ancienne église qui dépasse au-dessus des terrasses. On laisse les motos et on monte à pied jusqu'au parc de la Sapinière.

Le clocher de Barcelonnette et les fanions du festival au-dessus des terrasses
Barcelonnette pavoisée pour le festival.

Dans le parc, tout ce qui touche au voyage à moto : constructeurs, équipementiers, préparateurs, agences spécialisées, cartographes. La nouveauté que tout le monde venait voir cette année trônait sur un podium de bois clair, roue avant posée sur un tas de cailloux — la BMW F 450 GS, présentée pour la première fois en France sur ce salon.

La nouvelle BMW F 450 GS exposée sur le stand du Motofestival de Barcelonnette
La nouvelle BMW F 450 GS au parc de la Sapinière.

Départ du salon à 13 h 08. Neuf kilomètres jusqu'à Jausiers, neuf de plus pour remonter la haute Ubaye, et déjeuner à Saint-Paul-sur-Ubaye, à 1 308 mètres, sur la terrasse en bois du Saint Paul Saloon — une bâtisse de rondins improbable au bout de la vallée, où l'on gare les motos devant et où l'on mange sous l'auvent.

Motos garées devant la terrasse en bois du Saint Paul Saloon, en haute Ubaye
Le déjeuner au Saint Paul Saloon, à Saint-Paul-sur-Ubaye.
Triumph Tiger garée au bord de la route de la haute Ubaye
La route de la haute Ubaye, au pied de la montée de Vars.

Le col de Vars s'attaque juste après, quinze kilomètres de montée régulière sur une route large, alpages et mélèzes de part et d'autre, le massif du Parpaillon en face. Sommet à 2 109 mètres, 21 °C — plus chaud qu'à Barcelonnette le matin, ce qui donne une idée de la journée.

La route du col de Vars vue depuis le guidon, à 2 000 mètres
La montée du col de Vars, 2 109 m.

Descente sur Guillestre, puis remontée immédiate par le Queyras vers l'Izoard. Les trois derniers kilomètres avant le sommet traversent la Casse Déserte : un cirque d'éboulis ocre hérissé de pitons rocheux, où la route serpente au milieu d'un paysage qui ne ressemble à rien d'autre dans les Alpes. Le col de la Platrière (2 215 m) se franchit là sans qu'on le remarque, deux kilomètres et demi avant l'Izoard.

La Casse Déserte du col d'Izoard, ses éboulis ocre et ses pitons rocheux
La Casse Déserte, trois kilomètres sous le col d'Izoard.

Col d'Izoard, 2 361 mètres, 18 °C. C'est le point haut du voyage, et le sommet que partagent la plupart de nos grandes boucles, dont le grand tour des Écrins. La borne est au pied d'un pilier de pierre, adossée à la muraille d'éboulis, et il y a foule de motos ce jour-là.

La borne du col d'Izoard, altitude 2 360 mètres, devant les pitons de la Casse Déserte
Le col d'Izoard, 2 361 m, point haut du parcours.
Casque de moto et canette Red Bull posés sur le top-case, au col d'Izoard
Petite pause vitamines au sommet, avant les cent cinquante kilomètres qui restent.

De là, tout redescend. Briançon, puis la remontée de la Guisane jusqu'au col du Lautaret, par 20 °C, dans un couloir d'alpages entre les Écrins et les Cerces — le même col que les grands cols de l'Oisans. Onze kilomètres plus loin, la route passe à La Grave et la face nord de la Meije apparaît d'un coup sur la gauche, glaciers compris. On s'arrête au bord de la D 1091 comme tout le monde.

Triumph Tiger garée au col du Lautaret, à 2 058 mètres
Le col du Lautaret, 2 058 m.
La face nord de la Meije et ses glaciers vus depuis La Grave
La Meije et ses glaciers, depuis La Grave.

Reste l'Oisans, Le Bourg-d'Oisans, et un dernier col pour éviter la nationale : le Luitel, 1 262 mètres, une petite route forestière au-dessus de Séchilienne. Il fait encore 22 °C, la lumière est dorée, et des chevaux paissent en liberté au bord de la chaussée. Ils viennent d'eux-mêmes.

Motard caressant un cheval en liberté au bord de la route du col Luitel
Col Luitel : dernier arrêt, à vingt-neuf kilomètres de l'arrivée.

Retour à 19 h 21, par 31 °C. 316 kilomètres dans la journée, 6 532 mètres de dénivelé positif, six cols. Sur les deux jours : 481 kilomètres, 11 169 mètres de dénivelé et huit cols.

L'Alpes Aventure Motofestival

C'est le plus grand rendez-vous français du voyage à moto, et il tient sur trois jours dans une seule vallée. Le salon occupe le parc de la Sapinière, en plein cœur de Barcelonnette ; les marques installent leurs camps de base dans les villages voisins ; et entre les deux, la vallée devient un terrain d'essai grandeur nature. L'entrée est libre, sans inscription.

QuandTrois jours, du vendredi au dimanche, début septembre
LieuParc de la Sapinière, 10 avenue de la Libération, 04400 Barcelonnette
Horaires9 h à 18 h, fermeture le dimanche à 17 h
EntréeLibre et gratuite, sans inscription
RoadbookOffert à l'accueil du salon — 14 itinéraires de la vallée
Dates 2027Annoncées sur alpesaventuremotofestival.com

Le salon : une centaine d'exposants

Constructeurs, équipementiers, préparateurs, agences de voyage spécialisées, éditeurs de cartes et de GPS : le parc rassemble tout ce qui touche au voyage à moto. En 2025, la 9e édition avait réuni 101 exposants, dont 20 constructeurs et 25 agences de voyage, avec près de 20 % de visiteurs de plus que l'année précédente. La nouveauté de l'édition 2026 était la BMW F 450 GS, présentée là pour la première fois en France.

Les essais : le vrai motif du déplacement

C'est ce qui distingue ce festival d'un salon sous hangar : on essaie les motos sur les routes de l'Ubaye, cols compris, et non sur un parking. En 2025, 4 200 essais ont été réalisés sur les trois jours. Les marques ouvrent aussi des terrains tout-terrain dans les villages alentour, avec des moniteurs, pour ceux qui veulent sortir du bitume. Prévoyez votre permis et un équipement complet : sans eux, pas d'essai.

Les ateliers et les formations

Une partie du programme est consacrée à apprendre plutôt qu'à acheter : navigation GPS et préparation d'un voyage au long cours, mise à jour du code de la route, travail des trajectoires encadré par la Gendarmerie nationale, gestes de premiers secours adaptés au motard. Ce sont des sessions courtes, à prendre sur place selon les créneaux affichés.

Les balades guidées et les déjeuners secrets

Chaque jour, des sorties encadrées partent du salon vers l'Ubaye, le Queyras, la haute Durance et même l'Italie, de la cinquantaine de kilomètres à plus de deux cent cinquante. Certaines se terminent par un « déjeuner secret » — le lieu n'est dévoilé qu'en route, souvent une table isolée au bout d'une vallée. D'autres sont thématiques, comme la sortie réservée aux motardes. Ces sorties se réservent à l'avance en ligne, et les places partent vite.

Le soir, et le reste

Concerts, projections de films de voyage et rencontres avec des baroudeurs occupent les soirées à Barcelonnette. La tyrolienne du Sauze, juste au-dessus de la ville, complète le programme pour ceux qui en veulent encore. Et le roadbook distribué gratuitement à l'accueil — 3 500 exemplaires écoulés en 2025 — donne quatorze itinéraires balisés dans la vallée : de quoi prolonger le week-end.

Préparer ce road trip

Questions fréquentes

Ce parcours a-t-il été roulé ?

Entièrement, les 4 et 5 septembre 2026, sur deux de nos motos. La trace proposée au téléchargement est celle du voyage, relevée au guidon : 481 km, 11 169 m de dénivelé positif et huit cols. Toutes les photos de la page viennent de ces deux jours, et chaque col a été recoupé avec OpenStreetMap pour son nom et son altitude.

Faut-il s'inscrire ou payer pour entrer au Motofestival ?

Non. L'entrée au salon, au parc de la Sapinière, est libre et gratuite, sans inscription. En revanche, les balades guidées et les déjeuners secrets se réservent à l'avance en ligne, et les places partent vite.

Peut-on essayer des motos sur place avec une moto de location ?

Oui, les essais sont indépendants de votre monture : ils se font sur les motos des constructeurs, sur les routes de l'Ubaye. Il vous faut votre permis et un équipement complet : casque, gants, blouson et chaussures montantes. Notre pack fournit le casque, les gants et le blouson ; les chaussures montantes restent à votre charge, et sans elles les constructeurs refusent l'essai. En 2025, 4 200 essais ont été réalisés sur les trois jours.

Combien de kilomètres sont compris dans la location ?

200 km le premier jour, puis 100 km par jour supplémentaire, soit 300 km sur deux jours. Ce parcours en fait 481 : les 181 km de dépassement se facturent de 0,50 à 0,70 € du kilomètre selon la moto, soit 91 à 127 € à prévoir. Sur trois jours le forfait monte à 400 km et le dépassement tombe à 81 km, ce qui est la formule que nous conseillons : elle laisse aussi le temps de profiter du salon.

Cette balade est-elle accessible en permis A2 ?

Oui, et nous l'avons roulée sur deux motos bridables A2, une BMW F 900 R et une Triumph Tiger Sport 660. Le Noyer, Vars, l'Izoard et le Lautaret sont larges et bien revêtus. Deux passages demandent de lever le pied : le col de Parquetout, une route à une voie avec des lacets serrés et des pentes qui atteignent 16 %, et la descente du Noyer sur le Champsaur, taillée dans la falaise. Qui préfère éviter Parquetout reste sur la N85 de Laffrey à Corps : le reste de la journée est inchangé.

Combien de temps faut-il vraiment ?

Nous avons roulé 3 h 43 le premier jour pour 165 km, et 7 h 54 le second pour 316 km, salon non compris, soit 11 h 37 de route sur les deux jours. C'est tenable, mais la seconde journée est longue : départ à 8 h 45, retour à 19 h 21. Sur trois jours, la même boucle devient confortable et laisse une vraie journée à Barcelonnette.

À quelle période rouler ce parcours ?

De juin à octobre. Le col du Noyer, le col de Parquetout et le col d'Izoard ferment l'hiver et rouvrent selon l'enneigement. Le col de Vars, le plus haut col routier de France déneigé toute l'année, et le col du Lautaret restent ouverts, à l'exception de fermetures temporaires pendant les chutes de neige. Vérifiez l'ouverture des cols la veille du départ.

L'hébergement est-il compris dans la location ?

Non, la nuit se réserve directement auprès de l'hébergeur. Nous avons dormi au camping des Six Stations, à Saint-Jean-Saint-Nicolas dans le Champsaur, à 165 km du départ et à 83 km de Barcelonnette : c'est une étape bien placée, avec de la place quand la vallée de l'Ubaye est pleine. Demandez un emplacement où garer la moto à côté.

Prêt à prendre la route ?

Nous avons roulé cette balade sur nos motos : Triumph Tiger Sport 660 et BMW F 900 R.

Nos Triumph et BMW (permis A2 et A) sont préparées, assurées et entretenues, avec top-case pour les bagages de la nuit. Réservez en ligne, départ 24 h/24 en libre-service à Grenoble.

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