
Suzuki remet son V-twin de 645 cm³ dans une routière accessible, et le résultat mérite qu'on s'y arrête. Xavier a pris la SV-7GX quelques kilomètres sur le balcon de Belledonne, au-dessus de Grenoble, un soir d'août. Voici ce qu'elle vaut, et pourquoi elle rejoindra bientôt notre flotte de location.
Essai en concession, puis montée sur le balcon de Belledonne par Revel, et redescente sur Saint-Martin-d'Uriage. Une route étroite, souvent sans ligne blanche, qui enchaîne les épingles et les portions rapides entre 755 et 894 mètres d'altitude, avec le Grésivaudan en contrebas et le Vercors en face. C'est le terrain où l'on juge un châssis, pas une fiche technique.
3,7 l/100 km relevés au compteur sur cette boucle. Suzuki en annonce 4,2 au cycle WMTC.

La SV-7GX est fabriquée au Japon, à Hamamatsu. Et ça se voit : les soudures du cadre treillis, l'ajustement des plastiques, la qualité des commandes au guidon et des pièces qu'on touche tous les jours. À ce prix, c'est loin d'être la norme dans la catégorie.
Précision utile avant d'aller plus loin : une selle basse ne veut pas dire une moto pour petits gabarits. Xavier mesure 1,90 m, il s'y est trouvé parfaitement à l'aise et a pris beaucoup de plaisir sur les routes du balcon.
795 mm de hauteur de selle. C'est le chiffre le plus bas de la catégorie : la Yamaha Tracer 7 est à 830 mm, la Triumph Tiger Sport 660 à 835. Sur une moto de 211 kg tous pleins faits, ces trois bons centimètres changent tout à l'arrêt, au demi-tour et sur un bas-côté en dévers. Une selle rehaussée de 25 mm existe en accessoire pour les grands gabarits.
Cadre treillis acier, fourche télescopique de 41 mm, mono-amortisseur réglable en précharge sur sept crans, empattement de 1 445 mm. Sur le papier, rien de spectaculaire : pas de fourche inversée, pas d'étriers en fixation radiale. Sur la route du balcon, c'est pourtant l'un de ses vrais points forts. La moto absorbe les cassures du revêtement sans jamais se déformer, et elle va exactement où on la place. Le compromis est réussi là où beaucoup choisissent un camp.
Double disque de 290 mm à l'avant, étriers Tokico à quatre pistons, disque de 240 mm à l'arrière, ABS aux deux roues. Mordant, progressif, facile à doser d'un doigt en descente. Rien à redire.
Pirelli Angel GT II de série, en 120/70 ZR17 et 160/60 ZR17. Une monte sport-GT de premier plan, pas un pneu d'origine choisi au prix. Le grip est excellent, y compris sur les portions grasses de fin de journée et les revêtements irréguliers du balcon. C'est ce qui donne la confiance dès les premiers virages sur une machine qu'on ne connaît pas.


Le V-twin de 645 cm³ à 90 degrés, DOHC, refroidi par eau, hérité de la SV650 et connu pour sa fiabilité. 54 kW, soit 73 chevaux à 8 500 tr/min, et 64 Nm à 6 800 tr/min. Trois cartographies, antipatinage, commande d'accélérateur électronique.
Il est très souple : il reprend proprement à bas régime, sans à-coup ni trou, et monte franchement jusqu'à 9 000 tr/min quand on le demande. Les 73 chevaux de la version full sont largement suffisants, y compris en duo. Sur des routes de montagne, ce n'est pas la puissance qui manque, c'est la place pour s'en servir.
Six rapports, shifter montée et descente de série. Très bien calibré : les passages sont nets, sans à-coup, et la descente ne réclame plus l'embrayage. C'est l'équipement qui transforme le plus l'usage quotidien.
Le porte-bagages et sa platine sont montés d'origine : le coffre de 45 litres, lui, est un accessoire Suzuki, et c'est celui que portait notre moto d'essai. Un intégral y entre. Sur un week-end, c'est le sac qu'on n'a pas à sangler sur la selle, et le casque qui reste à l'abri pendant le déjeuner. Chez nous, il sera disponible en option, selon vos besoins et votre usage.
Les repose-pieds sont en métal, dentés, très accrocheurs. Un détail que personne ne met en avant et qu'on remarque tout de suite quand on passe du temps en appui sur les cales.
Et il y a une prise USB-C sur le tableau de bord, à côté de l'écran, accessible sans rien démonter. Le téléphone se charge pendant qu'il navigue. Encore un détail qui ne fait pas les titres et qui compte tous les jours.


Demi-carénage dessiné en soufflerie, bulle réglable sur trois positions avec 50 mm de débattement, protège-mains profilés de série. Réglée en position haute, elle convient à tout le monde : le buste est au calme, sans turbulence, et on ne cherche plus rien. Le seul bémol est qu'il faut un outil pour en changer, donc on la règle une fois pour toutes avant de partir plutôt qu'au feu rouge. Dites-nous votre préférence à la prise en main, nous la réglons pour vous.

Rien de rédhibitoire sur un week-end, mais autant le savoir en montant dessus.
Moto-Net retient un ensemble « simple mais cohérent » et un moteur qui a de beaux restes : « ce bon vieux V-twin est loin d'avoir dit son dernier mot ». Le site salue le prix et la garantie, pointe des finitions économiques par endroits, et se montre plus sévère que nous sur les freins, dont il juge « le toucher du levier droit spongieux et son mordant limité ». Sur notre essai, court, nous ne l'avons pas ressenti.
Le Repaire des Motards conclut sur « une voyageuse compacte, simple et abordable », trouve le V-twin « volontaire dès 4 000 tours » et juge au contraire les freins Tokico puissants et modulables. Le site relève une bulle qui « offre une bonne protection du haut du corps », des suspensions un peu fermes sur revêtement dégradé, un ABS parfois intrusif et l'absence de béquille centrale. Consommation relevée de leur côté : 4,8 l/100 km.
Motomag et Caradisiac résument la même chose : la SV650 remise au goût du jour dans une routière accessible, à un tarif que la catégorie n'attendait plus.
Les avis divergent sur deux points, et c'est utile à savoir : le freinage, jugé mordant par les uns et mou par les autres, et la consommation, relevée jusqu'à 4,8 l/100 km par la presse quand nous avons relevé 3,7 sur nos routes de montagne. Une moto de location se juge sur le terrain où elle roule.












| Moteur | V-twin 645 cm³, 90°, DOHC, 4 temps, refroidissement liquide |
|---|---|
| Alésage × course | 81 × 62,6 mm |
| Puissance | 54 kW (73 ch) à 8 500 tr/min |
| Couple | 64 Nm à 6 800 tr/min |
| Boîte | 6 rapports, chaîne, shifter montée et descente |
| Cadre | Treillis acier |
| Fourche | Télescopique 41 mm, non réglable |
| Amortisseur | Mono-amortisseur, précharge 7 crans |
| Freins | 2 × 290 mm, étriers Tokico 4 pistons / 240 mm arrière, ABS |
| Pneus | Pirelli Angel GT II, 120/70 ZR17 et 160/60 ZR17 |
| Empattement | 1 445 mm |
| Hauteur de selle | 795 mm |
| Poids tous pleins faits | 211 kg |
| Réservoir | 17,4 litres |
| Consommation | 4,2 l/100 km annoncés (WMTC) — 3,7 relevés sur notre boucle |
| Électronique | 3 modes moteur, antipatinage, écran TFT couleur 4,2 pouces, connexion téléphone, prise USB-C |
| Équipement de série | Porte-bagages et platine, protège-mains, bulle réglable 3 positions, éclairage full LED (coffre 45 l en accessoire) |
| Vitesse maximale | 190 km/h |
Au Japon, à Hamamatsu. Cela se retrouve dans le niveau de finition : soudures du cadre, ajustement des plastiques, qualité des commandes au guidon.
La hauteur de selle de la Suzuki SV-7GX est de 795 mm. C'est la plus basse de sa catégorie : la Yamaha Tracer 7 est à 830 mm et la Triumph Tiger Sport 660 à 835 mm. Une selle rehaussée de 25 mm existe en accessoire pour les grands gabarits.
Vous pouvez louer la Suzuki SV-7GX à Grenoble chez envie2rouler Alpes. Elle rejoint notre flotte de location dans les prochaines semaines, en version pleine puissance, permis A, avec départ en libre-service 24 h/24. Les dates d'ouverture à la réservation seront annoncées sur cette page.
Oui, celle qui rejoindra notre flotte sera la version pleine puissance de 73 ch, en permis A. Et c'est surtout la hauteur de selle qui rend cette moto facile : 795 mm, contre 830 mm pour la Yamaha Tracer 7 et 835 mm pour la Triumph Tiger Sport 660. Sur une machine de 211 kg tous pleins faits, ces trois bons centimètres changent tout à l'arrêt et au demi-tour.
Nous avons relevé 3,7 l/100 km sur notre boucle du balcon de Belledonne, sur des routes de montagne roulées normalement. Suzuki annonce 4,2 l/100 km au cycle WMTC. Avec un réservoir de 17,4 litres, cela situe l'autonomie entre 350 et 400 kilomètres selon le rythme.
Le porte-bagages et sa platine de fixation le sont, ainsi que les protège-mains et la bulle réglable. Le coffre de 45 litres est un accessoire Suzuki : c'est celui que portait notre moto d'essai, et un casque intégral y entre. Chez envie2rouler, il sera proposé en option, selon vos besoins et votre usage.
Oui, une fois la bulle réglée en position haute : le buste est au calme, sans turbulence, et il n'y a plus rien à chercher. Elle offre trois positions sur 50 mm de débattement, mais le réglage demande un outil : nous la réglons pour vous à la prise en main, en position haute par défaut.
C'est ce pour quoi elle est faite : top-case et porte-bagages d'origine, demi-carénage, position droite et un V-twin qui reprend sans rétrograder. Les 73 chevaux suffisent largement en duo sur des routes de montagne. Pensez seulement à durcir la précharge arrière quand vous chargez.
Elle est affichée à partir de 7 999 € par Suzuki. C'est ce tarif, très agressif pour ce niveau d'équipement, qui nous permet d'annoncer un prix de location très compétitif. Pour l'acheter dans la région de Grenoble, elle est disponible chez Motolabo, à Échirolles, qui nous a prêté la moto de cet essai.
Elle devrait rejoindre notre flotte de location à Grenoble dans les prochaines semaines. Les dates d'ouverture à la réservation seront annoncées sur cette page et sur notre page de réservation.
Xavier l'a roulée sur le balcon de Belledonne, au-dessus de Grenoble : montée par Revel et la route du Mas Lary, puis la route du Balcon de Belledonne par La Sarrasine, Le Rousset et Les Faures, redescente par la route d'Allevard et Croix de Pinet jusqu'au Pinet d'Uriage, au-dessus de Saint-Martin-d'Uriage. Entre 755 et 894 mètres d'altitude, face au Grésivaudan et au Vercors.
Ce qui nous a décidés : une selle basse qui ne met personne en difficulté, un V-twin souple qui se conduit sans y penser, un porte-bagages déjà là pour partir deux jours, et un châssis qui pardonne sans être mou. Son prix d'achat, très agressif pour ce niveau d'équipement, nous permet d'annoncer un tarif de location très compétitif.
Les dates d'ouverture à la réservation seront annoncées ici. En attendant, nos Triumph et BMW sont disponibles toute l'année, en A2 comme en A.
Cet essai a été rendu possible par Motolabo, concessionnaire Suzuki, Triumph et Aprilia à Échirolles, aux portes de Grenoble, qui nous a prêté la SV-7GX le temps de la prendre en main. Merci à eux.
Si vous ne cherchez pas à la louer mais à l'acheter, c'est chez eux qu'elle est disponible : motolabo.fr, 2 rue de Bretagne, 38130 Échirolles.